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Un quinquennat sinon rien ( D.Tichit )

              Là où nos congénères dépensent des trésors d’imagination pour garder une taille digne d’une guêpe anorexique, une peau lisse, même de proximité, des cuisses fuselées comme un Concorde (l’exemple est-il bien choisi ?), des seins comme des six, en un mot pour paraître dix ans de moins que leur âge, à coup de crèmes, onguents, massages, liftings, fitness, pommades, masques, régimes, bains de boue, à remous, moussants, bouillonnants et autres subterfuges, avec il faut bien le dire des résultats aléatoires, les instances officielles ont réussi en un tour de main: les vétéranes viennent d’un seul (mauvais) coup de rajeunir de cinq ans.

              Soudain, voilà les pattes d’oies qui s’enfuient à tire d’ailes. Les plus à rides redeviennent fertiles. Les vieilles filles ne sont plus que de vieilles jeunes filles. Les vieilles peaux refont de meilleures soupes.

              Toutes devraient se réjouir lorsqu’on songe aux efforts déployés par certains pour le gain d’un quinquennat. Mais voilà les femmes sont plus versatiles et toutes clament : ‘‘pas de pause vers la ménopause!‘‘.

              Pourtant, comme l’avait déjà relevé Vialatte, la femme remonte à la plus haute antiquité. Qui plus est sa longévité est plus grande que celle des hommes. On voit par là que les femmes ont naturellement vocation à être vétéranes. Que sont donc cinq ans de plus ou de moins ?

              D’ailleurs est-ce bien lourd de conséquences? Qui a jamais vu une femme en mesure d’inquiéter un quelconque champion. En compétition bien sûr, car à la maison…. Connaissez-vous une seule d’entre elles, par exemple jusqu’au milieu des années 80, ce qui fait un sacré bail de l’histoire de l’humanité, qui ait été championne olympique de marathon ? Les Mimoun, Zatopek, Bikila n’ont jamais entendu de talons sur leurs talons d’étalons. Pour distraire la sienne Zatopek lui faisait lancer le javelot, seul engin qu’il ait trouvé comme ressemblant le plus à un balai.

              Le poète l’a à peu prés dit: ‘‘que sont les siècles pour la mère‘‘. A plus forte raison pour la grand-mère !

              Plus sérieusement dans un monde qui s’émeut davantage de la destruction de statues que du sort réservé aux femmes, la solution ne consisterait-elle pas à mettre à bas les statuts de certaines fédérations ?

 

D. Tichit


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